Edition, Performance
2022-23
De :
Camille Lemille
FR
Des contrôleur·euses de tickets payé·e·s 3,80 € de l’heure, des médiateur·rices culturel·le·s payé•e•s au black une misère, des gardien•ne•s travaillant 6/7j, 8h par jour, sans pause à midi et payé·e·s moins de 800€ par mois...
Vous êtes sur le point de rencontrer les petites mains de la Biennale de Venise...
Les Petites mains de la Biennale est un livre à performer : une couverture de livre évidée, un tas de feuilles non reliées dispersent, dans l’espace, les paroles anonymes de travailleur·euses invisibles de la Biennale de Venise.
Des centaines de travailleur·euse·s sont impliqué·e·s dans l’événement Biennale : gardien·ne·s, contrôleur·euse·s de ticket, agents de nettoyage, médiateur·ice·s, guides, agents de sécurité, etc. Très peu sont embauché•e•s par la Biennale directement, qui passe par de nombreux sous-traitants.
Très vite, en rencontrant d’autres travailleur·euse·s les questions de nos conditions de travail, de qui nous emploie, de combien ou comment nous sommes payé·e·s sont posées sur la table. C’est même le sujet de conversation principal des petites mains de la biennale.
Pendant deux mois, au cœur de la Biennale édition 2022, j’ai écouté, posé des questions et a rejoint un groupe de discussions et de lutte avec des petites mains sur ces problématiques.
Les Petites mains de la Biennale a été présenté au sein de l’exposition Banqueroute au musée la Boverie (Liège, BE).
EN
Ticket controllers paid €3.80 an hour, cultural mediators paid a pittance, security guards working 6 days a week, 8 hours a day, with no lunch break and paid less than €800 a month...
You’re about to meet the of the invisible biennale workers. Biennale invisible workers is a book to perform: a pile of unbound sheets read aloud, scattering across the space the anonymous words of invisible workers at the Venice Biennale.
Hundreds of are involved in the event: security guards, ticket inspectors, cleaning staff, mediators, guides, security guards, and so on. Very few are hired directly by the Venice Biennale.
As soon as we met other invisible workers, questions about our working conditions, who employs us and how much or how little we are paid came up. It’s even the main topic of conversation among the invisible workers of the Venice Biennale.
For two months, I listened, asked questions and joined a discussion group with the invisible workers on these issues.